Je photographie avec sensibilité, bienveillance et un regard profondément attentif à ce qui rend chaque famille unique.

Je crois que les photographies les plus précieuses ne sont pas toujours celles que l’on avait prévu de faire.

Ce sont parfois un geste, une lumière sur un visage, un enfant qui s’endort contre son père, une mère qui remet machinalement une mèche derrière l’oreille de son bébé, une chambre en désordre, des pieds nus dans l’herbe.

Des choses minuscules.

Des choses qui, sur le moment, semblent presque ordinaires.

Et qui, quelques années plus tard, deviennent une mémoire.

Je photographie les liens

Je suis photographe de famille, mais je ne cherche pas à fabriquer des images parfaites de familles parfaites.

Ce qui m’intéresse, c’est ce qui existe réellement entre vous : les gestes spontanés, les habitudes, les regards, les corps qui se rapprochent, les éclats de rire comme les moments plus calmes.

J’aime laisser une place à l’imprévu.

Observer plutôt que faire poser.

Intervenir lorsque c’est nécessaire, mais savoir aussi me faire oublier.

Parce qu’une famille ne se résume pas à quelques portraits souriants face à l’objectif. Elle a son rythme, ses petits rituels, son désordre, ses silences, ses façons bien à elle de s’aimer.

C’est cette histoire-là que j’ai envie de raconter.

Un regard nourri par la photographie d’auteur

Avant d’être photographe de famille, je suis avant tout passionnée par la photographie.

Je regarde depuis longtemps les photographes qui savent faire surgir quelque chose de singulier dans le réel : une émotion, une forme, une lumière, une matière, une présence. La photographie documentaire, la photographie d’auteur, le paysage, l’architecture, le portrait, mais aussi la peinture et les arts visuels nourrissent naturellement ma façon de regarder.

Je suis particulièrement sensible aux images qui savent révéler la beauté de ce qui pourrait sembler ordinaire. À celles qui jouent avec la lumière et l’ombre, qui construisent une image avec une ligne, une texture, un espace ou un geste. À celles qui racontent sans tout expliquer et qui laissent au spectateur une part de liberté.

Chez Araki, dans « Voyage sentimental », j’aime cette manière de transformer la vie intime en récit photographique, de faire de l’ordinaire une trace de l’amour et du temps. Dans le travail de Lisa Sorgini, je retrouve une attention au corps, à la maternité, à la lumière et aux liens qui donne aux scènes les plus simples une dimension presque picturale.

D’autres photographes m’ont appris à regarder autrement : la rigueur et la répétition chez Bernd et Hilla Becher, la géométrie et les jeux d’ombre chez Lucien Hervé, la poésie de Josef Sudek, les paysages et les couleurs de Luigi Ghirri ou de Franco Fontana, la force des formes chez Edward Weston ou Karl Blossfeldt, les compositions graphiques de Ray Metzker. Et tant d’autres, dont les images ont, chacune à leur manière, nourri mon inspiration.

Des univers très différents, souvent même très éloignés les uns des autres.

Et c’est justement ce qui me plaît.

Je ne cherche pas à reproduire leur manière de photographier. Je crois plutôt que toutes ces images, toutes ces façons de regarder, m’apprennent à voir le monde autrement.

Elles construisent peu à peu mon regard.

Mon approche est le fruit de cette somme d’influences, mais aussi de ce que je vois, de ce que je ressens et de ce que j’ai envie de raconter.

Et puis il y a ma propre histoire

J’ai moi aussi photographié ma fille.

Pas seulement les grandes étapes que l’on pense devoir garder en mémoire, mais tout ce qui constituait notre quotidien : les gestes, les moments de proximité, les détails, les instants parfois parfaitement banals.

C’est peut-être là que j’ai compris le plus profondément ce que peut représenter une photographie familiale.

On ne photographie pas seulement ce que l’on voit.

On photographie ce dont on veut se souvenir.

Et le temps passe tellement vite.

Des portraits, mais surtout une histoire

Lors d’une séance, je chercherai évidemment à créer de beaux portraits.

Mais je chercherai aussi tout ce qui se trouve autour.

Votre maison.

Vos gestes.

Votre façon d’être ensemble.

Les petits détails qui n’appartiennent qu’à vous.

Parce que dans quelques années, vous aurez peut-être oublié exactement comment s’est déroulée cette journée.

Mais vous pourrez la regarder.

Et retrouver une lumière, une odeur presque, une sensation, une main dans la vôtre, la façon dont votre enfant était encore tout petit.

C’est pour cela que je photographie les familles.